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Indispensable ! Le calendrier des fruits et légumes de saison.

Des alternatives pour consommer différemment

ACP en Suisse, AMAP en France, paniers livrés à domicile ou jardins communautaires, de nombreuses alternatives favorisent les circuits courts ou la vente directe.

Pour aller plus loin dans la réflexion :

Ethique / Environnement

  • A voir : « El Ejido, la loi du profit »
    Best Documentary Film – Fespaco 2007 (Voir sur dailymotion)
    « Autrefois déserte, la région d’Almeria, dans le sud de l’Espagne, produit aujourd’hui un tiers de la consommation européenne hivernale des fruits et légumes et engrange les deux tiers des profits agricoles du pays. Un « miracle économique » sous serre qui repose sur le travail de près de 80 000 immigrés, pour moitié des sans-papiers. Dans un environnement saccagé, où l’air est vicilé par les pesticides et où les nappes phréatiques s’épuisent, le village d’El Ejido illustre jusqu’à la caricature cette exploitation industrielle des hommes et de la terre encouragée par la mondialisation. Driss, Moussaïd et Djibril y sont embauchés à la journée, pour un salaire de misère et, comme la plupart de leurs pairs, sans contrat de travail. Ils logent dans des chabolas, petites constructions de carton et de plastique, sans eau ni électricité. Un quasi-esclavage qui remplit nos assiettes. »
  • Fruits et légumes au goût amer (Le Monde Diplomatique)
    « Ce système de production intensif et spécialisé est assis sur une main-d’oeuvre abondante, sous-payée et disponible en permanence pour de courtes périodes ; il se maintient, perfusé par des aides multiples : investissement, arrosage, retrait, arrachage et... replantation ! »
  • Poivrons : des pesticides et des esclaves dans votre assiette ! (Emission A Bon Entendeur du 15 avril 2008)

Fraises espagnoles

  • Les enquêtes d’A Bon Entendeur

    Très intéressantes et complètes, elles résument bien les conditions écologiques et éthiques dans lesquelles ces fraises sont produites.

    • Avril 2005 - Voir la vidéo
      « Dans la région de Huelva en Andalousie, une mer de plastique submerge peu à peu la forêt. Les arbres, que l’on devine à l’horizon, dessinent la lisière provisoire d’une des plus grandes pinèdes du littoral atlantique européen. Une partie de cette forêt constitue un parc naturel : elle est donc protégée. En théorie, le reste de la région l’est aussi, mais régulièrement des arbres sont incendiés et sur ces plaies ouvertes poussent les fraises. […]Entassées dans des baraquements, isolées au milieu des champs, les ouvrières sont contraintes de vivre derrière des grillages. »
    • Mars 2004 : « Fraises espagnoles, la honte en barquette »
    • Juillet 2007
    • En 2001 déjà...
  • Communiqué du WWF, mars 2007 : Fraises espagnoles : exigeons la traçabilité
  • Dans Le Monde Diplomatique : « En Espagne, un apartheid sous plastique »
  • « À l’automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d’ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires en entraînant de violentes douleurs. Qui s’en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l’hiver… Un écologiste de la région raconte l’explosion de maladies pulmonaires et d’affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. »
    Lire l'article sur passerelleco.info

Asperges

  • « Concretement, quatre asperges sur cinq consommées en Suisse traversent l'Atlantique en avion. Ce fait n'est pas indifférent si l'on tient compte des effets négatifs sur l'environnement. En effet, un kilo d'asperges vertes en provenance des USA empeste l'atmosphère, car son transport brûle cinq litres de carburant. Les asperges suisses, en revanche, ne nécessitent qu'un dixième de cette énergie. Selon une étude de l'EPF, la consommation suisse annuelle des asperges vertes en provenance des Etats-Unis charge l'atmosphère de 55 000 tonnes de CO2, un gaz reconnu principal responsable de l'aggravation de l'effet de serre qui se traduit par une modification planétaire du climat. »
    Lire l'article complet (PDF)
  • « L’an dernier, le kilo de verte indigène se négociait au prix de gros moyen de 12 fr. 35 le kilo, celui de verte importée à 4 fr. 76. Au détail, à titre d’exemple, dans le cadre d’une action nationale Coop en dernière semaine d’avril, l’asperge verte (Espagne, Californie) se vendait 4 fr. 90 le kilo «au lieu de 9 fr. 80», l’asperge blanche (Espagne, France, Grèce) 6 fr. 40 «au lieu de 12 fr. 80». Mais quand on sait qu’un kilo d’asperges importées a, du fait de son acheminement, exercé sur l’environnement une charge polluante dix fois plus élevée qu’un kilo d’asperges du pays, l’atout proximité n’a pas de prix. Et par extension, l’atout fraîcheur/saveur, puisque les asperges récoltées à l’aube sont mises en marché le jour même. »
    Lire l'article complet

Transport / Energie

Selon les analyses du WWF, un fruit importé hors saison par avion consomme en 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison.

  • Cartes d’import et d’export de fruits et légumes
  • « L'offre de légumes frais hors saison a un coût énergétique important. Les légumes d'été tels que tomates, courgettes, concombres et asperges ne peuvent être proposés en hiver et au printemps que s'ils sont transportés sur de grandes distances ou cultivés dans des serres chauffées. Les deux solutions sont liées à la consommation d'essence, de kérosène, de diesel ou de mazout. Or, le CO2 (gaz à effet de serre) ainsi émis est le principal responsable des changements climatiques dans le monde. »
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  • « Au final, jusqu’à 37 fois plus de carburant est consommé (transport aérien) que pour un fruit produit localement et acheté en saison. 1 kg de fraises d’hiver peut nécessiter près de 5 l de gasoil pour arriver dans votre assiette. »
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  • Quelques exemples de consommation pétrolière pour des produits importés ou locaux
  • « Au jour le jour, nos choix alimentaires ont un fort impact sur l'environnement et la consommation d'énergie. Manger beaucoup de viande, des produits importés de pays lointains et des aliments issus d'une agriculture industrielle énergivore : autant de comportements quotidiens dont le coût en énergie et en émission de gaz a effet de serre est élevé. »
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  • « Pour un repas de midi, au mois de septembre, on peut choisir de manger du mouton de Nouvelle-Zélande et des cerises du Chili, tout deux arrivés en avion frigorifique, ou du mouton de l’éleveur le plus proche et des raisins achetés au marché d’un producteur local. La réduction du transport de marchandises commence… dans l’assiette de chacun, en achetant local. »
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Santé

  • Une étude de 1999 a étudié les changements de composants nutritifs chez les légumes ayant poussé sous des serres en plastique. Les résultats montrent un taux réduit de chlorophylle, de vitamine C, de fibres brutes, de potassium, de calcium, de magnésium, de fer, de zinc, de cuivre et de phosphore dans les légumes ayant poussé sous serres en plastique en comparaison avec les légumes ayant poussé à l’air libre.
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  • Une étude de 2007 a étudié les différences de qualité nutritionnelle entre des brocolis de culture biologique, de culture conventionnelle, et des brocolis ayant poussé en saison. Le résultat montre que les brocolis cultivés et récoltés en saison (à l’automne) ont des valeurs en vitamine C presque doublées par rapport à ceux récoltés hors saison (au printemps).
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  • Une étude de 2007 parue dans la revue Journal of Agricultural and Food Chemistry a comparé sur une période de 10 ans les taux de flavonoïdes (des antioxydants associés a une réduction des risques de maladies cardiaques et de cancer) dans des tomates de culture biologique et des tomates produites de manière conventionnelle. Les résultats montrent que les tomates bios ont respectivement 79 et 97 % de plus de flavonoïdes que celles produites dans des conditions agronomiques standardisées.
  • Une étude de 2003 a étudié l’influence des temps de transport et de distribution sur les composants bénéfiques pour la santé présents dans les brocolis. Les résultats montrent de grosses pertes à la fin de chaque période : 71 et 80% pour les glucosinolates (antioxydants intéressants dans la prévention de certains cancers), 62 et 59% pour les flavonoïdes (antioxydants associés a une réduction des risques de maladies cardiaques et de cancer), etc…
  • « Les traitements doivent être importants pour avoir une meilleure productivité. De plus, la fraise est un produit fragile, qui moisit très vite. Elles pourrissent également si elles sont frappées. Toute la manutention et le transport vont demander que les fraises soient traitées pour qu’elles puissent arriver dans un bon état lors de leur remise au consommateur. » Patrick Edder

Fruits et légumes de saison

  • Comment notre caddie réchauffe le climat
    « Ils viennent de toujours plus loin et sont toujours moins chers, malgré le coût du transport : fruits, légumes, viande et poisson du monde entier garnissent les étalages toute l’année. Cette abolition des saisons a un prix, qui ne se retrouve pas sur l’étiquette: une explosion des émissions de Co2. Comment les limiter ? »
  • « Dans notre assiette : des enjeux environnementaux et sociaux » Equiterre : La durabilité passe par l’estomac (PDF)
  • Fraises en février : nouveau phénomène
    « Alors que le développement durable prend de plus en plus de place dans la tête et dans les maisons des citoyens, la grande distribution s’amuse à essayer de nous faire consommer des nouveaux fruits de saison. C’est comme cela qu’est apparu en TG (tête de gondole) des fraises en plein milieu du mois de Février. »
  • Choisir des produits frais, regionaux et de saison (PDF)
    « Les fruits et les légumes sont la base d’une alimentation équilibrée. Pour concilier santé et perspectives durables, on sera attentif à leur provenance, au mode de production, à l’impact environnemental des transports et de l’emballage, et l’on privilégiera les produits portant des labels garantissant le respect de la nature ainsi que des conditions de travail décentes. »
  • Fruits et legumes locaux et de saison (PDF) : une étude de l'Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable


Foire Aux Questions

Questions fréquemment posées au sujet de Ras la fraise !

Qui se cache derrière Ras la fraise ?

"Ras la fraise" est l'initiative d'une consommatrice, à titre privé, indépendant et non-lucratif, sans aucune implication politique, associative ni commerciale.

A quoi servent les signatures ?

Il ne s’agit pas d’une pétition à but politique, mais d’un manifeste de consommateurs. Les signatures sont un moyen d’avoir plus de poids auprès des distributeurs afin de leur demander de mieux respecter leurs engagements éthiques et écologiques.

Pourquoi chercher à interdire l’importation de fruits et légumes hors saison ? Si vous n’en voulez pas, laissez la possibilité aux autres d’en consommer !

RLF ne demande pas l’interdiction des importations de fruits et légumes hors saison, mais une modération de leur mise à disposition, un meilleur respect des saisons et plus de bon sens dans nos habitudes de consommation. La démarche est avant tout informative, afin que les consommateurs puissent acheter et consommer en toute connaissance de cause.

Que puis-je faire à mon niveau contre les fruits et légumes hors-saison ?

Tout simplement ne pas en acheter ! En tant que consommateurs, nous avons un réel pouvoir : si la demande baisse, les distributeurs devront s’adapter. C’est aux consommateurs de dire ce qu’ils veulent ou ne veulent pas, et aux distributeurs de suivre. Et non l’inverse.

Chaque acte d’achat nous implique, il devrait être un choix conscient afin de ne pas cautionner malgré nous des situations que nous désapprouvons.

Que manger en hiver si on n’achète pas de légumes hors saison ? Des choux et des pommes de terre ?

Le choix des légumes d’hiver est beaucoup plus vaste que cela dans nos régions. Mais l’omniprésence de légumes d’été, même durant les mois d’hiver, laisse peu de place à la mise en valeur des légumes hivernaux. Certains d’entre eux ont été oubliés, ou ne se trouvent que très difficilement en supermarchés, réduisant ainsi tristement notre diversité alimentaire.

N’hésitez-donc pas à découvrir ou redécouvrir sur les marchés ou chez les producteurs toutes les sortes de courges et de choux, carottes, endives, poireaux et navets, mais également les topinambours, cardons, betteraves, crosnes, panais, salsifis, racine de persil, cerfeuil tubéreux,… Votre curiosité sera récompensée par de belles découvertes culinaires !

Il est recommandé de manger 5 fruits et légumes par jour. Manger des fruits et légumes hors saison me facilite la tâche : je mange plus facilement des fraises que des pommes !

Les fruits et légumes sont indispensables à notre bonne santé. Mais encore faut-il qu’ils soient frais et de bonne qualité ! Les fruits et légumes hors saison sont moins riches en substances nutritives et en vitamines (voir les études présentées dans la rubrique « Liens »), et plus chargés en substances chimiques nocives telles que pesticides et fongicides. Cela est dû à leur mode de culture, aux traitements et aux longs transports qu’ils subissent. D’un point de vue gustatif, les fruits et légumes poussant hors sol et cultivés sous serres sont également moins bons. De quoi ne plus nous donner envie d’en manger…

Les fruits et légumes importés sont moins chers que les produits de saison et locaux. Mon budget ne me permet pas de consommer local !

De manière générale, les produits de saison sont moins chers que les produits hors saison. Pensez également aux marchés : contrairement à ce que l’on pense, les produits y sont souvent moins chers qu’en supermarché, et se conservent plus longtemps.

Les circuits de commercialisation courts limitent les intermédiaires, réduisant ainsi les prix. La cueillette chez le producteur ou la vente directe sont donc de bonnes alternatives, demandant parfois un peu plus de temps mais permettant de belles économies et peut-être l’occasion d’une sortie en famille.

D’autre part, le petit prix des produits importés est malheureusement souvent le reflet de conditions sociales et écologiques scandaleuses (voir sous « Plus d’infos »). Et si l’on ajoutait à leur prix de vente le surcoût des diverses pollutions occasionnées (traitements et transports notamment), leur coût réel s’en trouverait démultiplié…

Rappelons qu’au début du XXème siècle, 40 à 50% du budget familial était consacré à l’alimentation, alors qu’aujourd’hui cette part est descendue à 8%.

Et enfin, la santé n’a pas de prix ! Mieux vaut choisir des aliments sains et diversifiés, se concentrer sur l’essentiel en évitant le superflu.

Que faire concernant les fruits exotiques ?

RLF ne concerne pas les fruits et légumes qui ne poussent pas sous nos latitudes. Mais le bon sens recommande de consommer ces derniers avec modération : il s’agit d’aliments plaisirs, qui ne constituent pas la base de notre alimentation. Privilégions alors autant que possible les labels équitables et les modes de transports peu polluants.

Consommer des fruits et légumes importés, c’est soutenir les agriculteurs de pays en voie de développement !

Malheureusement, la grande majorité des produits importés ne profitent pas aux petits paysans, bien au contraire. Ils proviennent pour la plupart de très grandes exploitations qui privilégient les monocultures au mépris de la biodiversité, favorisent des méthodes de culture intensive peu respectueuses de l’environnement et ne laissent que peu d’espace pour les domaines agricoles familiaux, quant elles n’exproprient pas tout simplement les petits paysans (voir la situation des paysans sans-terre, au Brésil notamment).

La souveraineté alimentaire est dans de nombreuses régions menacée par l’incitation à la culture quasi-exclusive de denrées exportables, aux dépends des cultures vivrières traditionnelles, menant à des situations aberrantes d’exportations massives de ressources alimentaires alors que la population souffre de la faim…



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