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Indispensable ! Le calendrier des fruits et légumes de saison.

Des alternatives pour consommer différemment

ACP en Suisse, AMAP en France, paniers livrés à domicile ou jardins communautaires, de nombreuses alternatives favorisent les circuits courts ou la vente directe.

Pour aller plus loin dans la réflexion :

Ethique / Environnement

Fraises espagnoles

Asperges

Transport / Energie

Selon les analyses du WWF, un fruit importé hors saison par avion consomme en 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison.

Santé

Fruits et légumes de saison



Foire Aux Questions

Questions fréquemment posées au sujet de Ras la fraise !

Qui se cache derrière Ras la fraise ?

"Ras la fraise" est l'initiative d'une consommatrice, à titre privé, indépendant et non-lucratif, sans aucune implication politique, associative ni commerciale.

A quoi servent les signatures ?

Il ne s’agit pas d’une pétition à but politique, mais d’un manifeste de consommateurs. Les signatures sont un moyen d’avoir plus de poids auprès des distributeurs afin de leur demander de mieux respecter leurs engagements éthiques et écologiques.

Pourquoi chercher à interdire l’importation de fruits et légumes hors saison ? Si vous n’en voulez pas, laissez la possibilité aux autres d’en consommer !

RLF ne demande pas l’interdiction des importations de fruits et légumes hors saison, mais une modération de leur mise à disposition, un meilleur respect des saisons et plus de bon sens dans nos habitudes de consommation. La démarche est avant tout informative, afin que les consommateurs puissent acheter et consommer en toute connaissance de cause.

Que puis-je faire à mon niveau contre les fruits et légumes hors-saison ?

Tout simplement ne pas en acheter ! En tant que consommateurs, nous avons un réel pouvoir : si la demande baisse, les distributeurs devront s’adapter. C’est aux consommateurs de dire ce qu’ils veulent ou ne veulent pas, et aux distributeurs de suivre. Et non l’inverse.

Chaque acte d’achat nous implique, il devrait être un choix conscient afin de ne pas cautionner malgré nous des situations que nous désapprouvons.

Que manger en hiver si on n’achète pas de légumes hors saison ? Des choux et des pommes de terre ?

Le choix des légumes d’hiver est beaucoup plus vaste que cela dans nos régions. Mais l’omniprésence de légumes d’été, même durant les mois d’hiver, laisse peu de place à la mise en valeur des légumes hivernaux. Certains d’entre eux ont été oubliés, ou ne se trouvent que très difficilement en supermarchés, réduisant ainsi tristement notre diversité alimentaire.

N’hésitez-donc pas à découvrir ou redécouvrir sur les marchés ou chez les producteurs toutes les sortes de courges et de choux, carottes, endives, poireaux et navets, mais également les topinambours, cardons, betteraves, crosnes, panais, salsifis, racine de persil, cerfeuil tubéreux,… Votre curiosité sera récompensée par de belles découvertes culinaires !

Il est recommandé de manger 5 fruits et légumes par jour. Manger des fruits et légumes hors saison me facilite la tâche : je mange plus facilement des fraises que des pommes !

Les fruits et légumes sont indispensables à notre bonne santé. Mais encore faut-il qu’ils soient frais et de bonne qualité ! Les fruits et légumes hors saison sont moins riches en substances nutritives et en vitamines (voir les études présentées dans la rubrique « Liens »), et plus chargés en substances chimiques nocives telles que pesticides et fongicides. Cela est dû à leur mode de culture, aux traitements et aux longs transports qu’ils subissent. D’un point de vue gustatif, les fruits et légumes poussant hors sol et cultivés sous serres sont également moins bons. De quoi ne plus nous donner envie d’en manger…

Les fruits et légumes importés sont moins chers que les produits de saison et locaux. Mon budget ne me permet pas de consommer local !

De manière générale, les produits de saison sont moins chers que les produits hors saison. Pensez également aux marchés : contrairement à ce que l’on pense, les produits y sont souvent moins chers qu’en supermarché, et se conservent plus longtemps.

Les circuits de commercialisation courts limitent les intermédiaires, réduisant ainsi les prix. La cueillette chez le producteur ou la vente directe sont donc de bonnes alternatives, demandant parfois un peu plus de temps mais permettant de belles économies et peut-être l’occasion d’une sortie en famille.

D’autre part, le petit prix des produits importés est malheureusement souvent le reflet de conditions sociales et écologiques scandaleuses (voir sous « Plus d’infos »). Et si l’on ajoutait à leur prix de vente le surcoût des diverses pollutions occasionnées (traitements et transports notamment), leur coût réel s’en trouverait démultiplié…

Rappelons qu’au début du XXème siècle, 40 à 50% du budget familial était consacré à l’alimentation, alors qu’aujourd’hui cette part est descendue à 8%.

Et enfin, la santé n’a pas de prix ! Mieux vaut choisir des aliments sains et diversifiés, se concentrer sur l’essentiel en évitant le superflu.

Que faire concernant les fruits exotiques ?

RLF ne concerne pas les fruits et légumes qui ne poussent pas sous nos latitudes. Mais le bon sens recommande de consommer ces derniers avec modération : il s’agit d’aliments plaisirs, qui ne constituent pas la base de notre alimentation. Privilégions alors autant que possible les labels équitables et les modes de transports peu polluants.

Consommer des fruits et légumes importés, c’est soutenir les agriculteurs de pays en voie de développement !

Malheureusement, la grande majorité des produits importés ne profitent pas aux petits paysans, bien au contraire. Ils proviennent pour la plupart de très grandes exploitations qui privilégient les monocultures au mépris de la biodiversité, favorisent des méthodes de culture intensive peu respectueuses de l’environnement et ne laissent que peu d’espace pour les domaines agricoles familiaux, quant elles n’exproprient pas tout simplement les petits paysans (voir la situation des paysans sans-terre, au Brésil notamment).

La souveraineté alimentaire est dans de nombreuses régions menacée par l’incitation à la culture quasi-exclusive de denrées exportables, aux dépends des cultures vivrières traditionnelles, menant à des situations aberrantes d’exportations massives de ressources alimentaires alors que la population souffre de la faim…



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